DIMANCHE 9 SEPTEMBRE
Le prix de la nouvelle de la Femme Renard - Lauzerte 2012 a été attribué à "Nouvelles Vénitiennes" de Dominique Paravel (éd Serge Safran)
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Les 5 Auteurs sélectionnés pour le
"Prix de la Nouvelle de La Femme Renard - Lauzerte 2012"
sont les suivants :
Lundi 23 avril 2012
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Née en région parisienne, Annick Demouzon vit à Moissac (82), où elle a été orthophoniste, après un passage dans l’enseignement et des études de lettres, de psychologie et d’orthophonie. Elle a fabriqué ses premiers livres avant même de savoir lire. Elle les confectionnait dans du papier toilette beigeasse à feuilles, comme on faisait alors. Et les racontait à tous ceux de passage. On s’est moqué. S’est-elle découragée ? Non. Elle a changé de support. Et un peu de technique. Nouvelles, poésie, journaux ou impressions de voyage, roman, théâtre, elle a tâté de tout. Sa première édition date de 1973 : — Sur le chemin de l’oiseau feuille, poésie, éditions Saint Germain des prés. Ensuite, sans cesser totalement d’écrire, elle s’est surtout consacrée à sa famille et à son métier. Ce n’est qu’à partir de 2005, qu’elle a replongé plus profondément en écriture. Lauréate d’une cinquantaine de concours depuis cette date, plusieurs de ses nouvelles ont été publiées en revues ou anthologies, l’une a été mise en onde à la RTBF, mais elles n’avaient pas encore été rassemblées en recueil personnel. C’est fait, avec deux publications coup sur coup, dont l’une a reçu le convoité Prix Prométhée de la nouvelle :
Quand elle n’écrit pas Annick Demouzon pratique le chant et la musique, la peinture et la photo, et, bien sûr, la marche au vert, tous essentiels.
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Dominique Paravel, née à Lyon en 1955, s’installe à Venise en 1983. Pendant vingt ans, elle y enseigne et publie poèmes, articles scientifiques et même une grammaire comparée du français et de l’italien, tout en menant une activité de traductrice. En 1997, elle fait paraître un guide de Venise (Autrement) et crée une association culturelle, Arte e Venezia, qui organise des séjours dans la Sérénissime. Nouvelles vénitiennes est son premier livre de fiction. |
De son épitaphe, on retiendra : À 34 ans, il est vieux pour un jeune, et jeune pour un vieux. Nouvelliste qui se confirme (L’Attaque des dauphins tueurs – éd. Monsieur Toussaint Louverture, L’Assassinat de la dame de pique – éd. Léo Scheer, Brûlons tous ces punks pour l’amour des elfes – éd. Monsieur Toussaint Louverture, Boris le Babylonien– éd. Atelier du Gué), Julien Campredon écrit des nouvelles, car il aime fonctionner par raccourcis de pensée, et du raccourci naît la forme courte. Réalisme magique dit-on, réalisme absurde martèle cet auteur qui, ne doutant de rien, ancre sa littérature au cœur d’un Languedoc qui serait ce qu’il devrait être : intelligent, occitan, et drolatique. À ce titre il a reçu le Grand Prix Littéraire de l’Académie du Languedoc (2011).
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«Il portait une chemise blanche, un jean bleu nuit, il était très élégant. Quand je suis arrivé, son père lisait le journal dans la grande pièce, le double living. Je pense à ma mère en disant cela : un double living, ça lui plaisait. Au bout d'un certain nombre d'années, tous les mots vous font penser à des gens, et les gens disparaîtront, mais pas les mots. Les mots ne disparaîtront jamais tout à fait.» Ces disparus, ces paroles enfouies persistent à éclairer notre route, à nous montrer le chemin : il faut continuer d'aimer, malgré les abandons et les chagrins. Que lisiez-vous en 1983, Duras ou Albertine Sarrazin ? Étiez-vous fan des Pink Floyd ou de Keith Jarrett ? Fréquentiez-vous le pub Renault ? Et ces autres miracles de nos vies ordinaires. Il faudrait s'arracher le coeur nous murmure que notre jeunesse est éternelle : tout un monde qu'on croyait enseveli réapparaît. En fait, il n'avait jamais cessé d'exister. |